Retour à l'accueil Association Vauban

Sommaire

L'association Vauban
- Présentation
- Dernières nouvelles
- Congrès annuel
- Colloque annuel
- Voyage d'étude
- Le jeu de l'association
- Bulletin d'adhésion

Le Maréchal de Vauban
- Vauban et ses successeurs
- Les différents systèmes fortifiés
- Les fortifications en France
- Glossaire

En 2007
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Congrès 2006
de l'association Vauban.

VOYAGE DU CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DANS LA RÉGION DE MARSEILLE
DU 25 AU 28 MAI 2006

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"Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort nous nous vimes trois mille en arrivant au port " selon Corneille dans Le Cid… Le Port ? celui de Marseille. Trois mille ? peut-être pas, mais cent quarante-deux selon la liste officielle, ce qui est déjà considérable en termes d'organisation associative (trois autocars !), même si un moins grand nombre a suivi de bout en bout le programme de ces quatre jours de l'Ascension 2006.

Dès le jeudi 25 matin, sous le commandement de M. François Botton, Architecte des Bâtiments de France, et de M. Denis Chevalier, conservateur, l'assaut fut donné au fort Saint-Jean, altière silhouette bien connue à l'extrémité Nord du Vieux-Port, mais non visitable par le public sauf la tour du Roi René. Au-delà du portail, la cour présente un certain mélange de genres architecturaux, depuis l'église Saint-Jean du XIIème siècle jusqu'à la bâtisse en béton armé des années 1970 des services de l'archéologie sous-marine. Puis, sur les hauts, ce furent la tour du fanal (de l'extérieur), la caserne, le pavillon des officiers supporté par d'élégantes arcades, et bien d'autres constructions jusqu'à la tour du Roi René dont les groupes firent l'ascension (c'était bien le jour!) ouvrant de somptueux points de vue sur le " tout Marseille " (Notre-Dame-de-la-Garde, Vieux-Port, Port de la Joliette, l'ancien canal devenu voie rapide urbaine reliant ces deux ports taillé à travers les bastions en 1845, la cathédrale de la Major…).

Le Vieux-Port franchi, non à la nage, ni par le passeur, mais plus classiquement (et plus longuement…) par les quais, ce fut la visite de son vis-à-vis le fort Saint-Nicolas grâce au Colonel Boyer, Directeur des Travaux de Génie à Marseille, au Lt-Colonel Masson et à Mme Isabelle Guérin, architecte : rampe, portail de l'ancien pont-levis à chaîne et contrepoids, gros cordon de pierre sous le parapet, un original " concours d'échauguettes " (celle du Génie et celle de l'A.B.F.), et surtout la poudrière dans la demi-lune de Villeroy restaurée par des jeunes d' " ACTA VISTA " en formation et en réinsertion. Le réduit central, encore occupé par l'Armée (Service de Santé), ne fut pas investi, mais simplement aperçu par les interstices. Entre celui-ci et le Vieux-Port, de l'autre côté du boulevard ouvert en 1859, c'est le fort Ganteaume, ancienne " dépendance " de Saint-Nicolas, en calcaire rose, avec de belles façades sur cour, de 1660-1667, aux terrasses " réarmées " de vieux canons du dix-huitième siècle, convenablement restauré voici une vingtaine d'années pour devenir le mess de garnison, avec dans les dessous de vieilles casemates encore " dans leur jus ".

Après le déjeuner au " Club du Vieux-Port ", dans une de ces belles maison du côté Sud dont les poutres apparentes sont d'anciens mâts de navires, le Commandement de la Marine à Marseille avait exceptionnellement autorisé la visite de son implantation, avec comme guides Mme Margaux et de sympathiques réservistes, au fort de la Désirade (lieu-dit " La Tête de Mort "), lui aussi dominant le Vieux-Port entre Ganteaume et Prado, première occasion de ces quatre jours de voir un fortin quadrangulaire de 1864 " modèle 1846 " (un peu " maison de poupée " !), obsolète dès… 1866 à cause de l'obus-torpille, jamais armé de canons, présentant du côté du large, des meurtrières à redans vues par une galerie latérale plus récente, et qui fut muré de 1970 à 2005. Le site fut renforcé dans l'ère du béton : bunker français millésimé 1939 et emplacements de tirs allemands entre les abris-traverses de 1890.

Cette première journée s'acheva par la visite du fort de Niolon, site très isolé, à une vingtaine de kilomètres vers l'Ouest, d'un accès particulièrement difficile par un chemin pierreux de plusieurs kilomètres, mais rendu aisé par les trésors d'organisation d'Henri Playoust : deux minibus " en correspondance " de part et d'autre d'une plaque rocheuse puis échelles d'aluminium remplaçant avantageusement la " via ferrata " équipée par Henri Ribière lors de sa reconnaissance. Dominant le mer de deux cents mètres, cette batterie " Séré de Rivières " des années 1880 présente les constructions classiques : tour pentagonale, logements casematés, magasin et poudrière enterrés, casernes, emplacements d'artillerie (dont six gros canons de 140 mm) avec abris pour les servants et pour les munitions et, couronnant l'ensemble, des constructions allemandes en béton plus destinées, semble-t-il, à l'observation qu'aux tirs.

Au " Vacantiel " de Carry, le rouet du temps qui passe fila d'heureuses heures de dîners conviviaux et de nuits reposantes face à la Méditerranée, et les congressistes y prirent pour plusieurs nuitées de bonnes habitudes de demi-pensionnaires. Dès ce premier soir Alain Montferrand présida l'Assemblée Générale de l'Association jusqu'à un heure tardive … et même, de peu, matinale !

Le vendredi 26, les visites ne prirent place que l'après-midi, puisque le Congrès se déroula toute la matinée à la salle de conférences de la Mairie de Martigues, honoré par la présence continue et active de son Maire M. Paul Lombard. Le fort du Bouc, à l'Ouest de cette ville, fier vigile du côté Sud de l'entrée du canal de Caronte reliant la mer à l'étang de Berre (anciennement " mer de Martigues "), fut présenté par M. Philippe Prost, architecte en charge de sa restauration pour la Commune propriétaire depuis 1993 de ce site fortifié depuis le XIIIème siècle. Ce qui est actuellement visible est du XVIème siècle (la tour, escaladée) et du XVIIème siècle (poterne, barbacane, pont dormant, fossé taillé dans le roc, , remparts avec ses larges oreillons " du Roi " et " de la Reine ", front bastionné avec courtine centrale et deux demi-bastions, embrasures à canons, chemin de ronde, casernes aux lourdes toitures de pierre, cinq emplacements de tir pour canons lourds du XIXème siècle encore discernables grâce à l'emplacement du rail courbe, etc…). Les Allemands l'occupèrent dans les années noires, puis le sabotèrent lors de leur repli en 1944.

Ce fut, pour suivre, le musée de l'Empéri à Salon-de-Provence, forteresse médiévale juchée sur le rocher du Puech, ancienne résidence des archevêques d'Arles du IXème au XVIIIème siècles, séjour occasionnel du Pape Grégoire XI en 1374 fuyant la peste, de Catherine de Médicis en 1564, de Louis XIII en 1622, de Louis XIV, Anne d'Autriche et Mazarin en 1660, bien national à la Révolution, caserne en 1831, partiellement détruit par le tremblement de terre de 1909, restauré dès 1926, et depuis quarante ans annexe du Musée de l'Armée où est déployée la collection d'armes et d'uniformes des frères Brunon (10000 pièces de Louis XIV à 1914-1918, dans 30 salles).

La plus longue et plus rude journée fut celle du samedi 27, puisque entièrement dédiée aux îles du Frioul, (accessibles suite à une accalmie du Mistral, contrairement aux craintes de la veille), Paul Ganet assistant Henri Ribière pour régler le ballet aquatique et terrestre des groupes et sous-groupes. Ce fut en premier lieu la pièce maîtresse, le château d'If, certes très " grand public ", mais d'un excellent aménagement et où l'accueil fut personnalisé. Voulu par François 1er, il fut érigé vers la fin des années 1520 pour protéger Marseille. De plan général carré, il ne fut pas achevé et n'est doté que de trois tours, la tour Saint-Christophe étant la seule à surplomber les courtines. La construction des fortifications s'étala de 1591 à 1701 : Florentins, Raymond de Bonnefons, enfin Vauban… là comme ailleurs des pièces françaises puis allemandes y furent mises en batterie de 1939 à 1944. L'histoire, largement et imaginativement " revisitée " par Alexandre Dumas, confine à la légende pour les pensionnaires des cellules et cachots " aménagés " dans les casernes adossées de l'intérieur aux murailles du château-fort : le masque de fer… l'abbé Peretti de 1775 à 1789… l'abbé Faria en 1811 et son compère Edmond Dantès… un certain Jean-Paul de 1748 à 1779 (31 ans !)… le corps de Kléber, assassiné au Caire en 1800 à la fin de l'expédition d'Egypte, y fut déposé dans une malle de 1801 à 1818, Napoléon ne tenant pas à ce qu'autour d'une sépulture plus convenable s'instaure un culte à son ancien rival … Gaston Crémieux y fut fusillé en 1871 après la Commune… et bien d'autres, célèbres ou obscurs, prisonniers ou suppliciés…

Le bateau, repris au modeste embarcadère (Vauban ne l'avait-t-il pas déclaré " nul " ?), toucha ensuite à l'île de Ratonneau, parcourue à pied avec Mmes Marie Richard et Jeanne-Marie Grégoire, d'abord vers l'Ouest jusqu'à la pointe de Brigantin confiée à la garde de la batterie de Mangue construite en 1860-1862 avec initialement un nouveau fortin modèle 1846 (70 hommes, 10 canons), puis les évolutions classiques : abris-soutes, abri-caverne, batteries extérieures, baraquements, enfin gros ouvrages détachés en béton armé construits par les Allemands durant les années noires. Le locataire de cette propriété privée très isolée interrompit quelques moments son ermitage pour accueillir les randonneurs Vaubanniens. Puis ce fut le fort de Ratonneau, au sommet de l'île éponyme, à 75 m d'altitude, datant de quatre siècles, présentant nombre de " strates " depuis Henri IV (encore assez faciles à distinguer), étiré sur 450 m mais étroit de 50 m. Vers la fin du XIXème siècle quatre batteries y furent installées, des souterrains forés, les hauts aménagés en conséquence et la route d'accès reportée du Nord vers le Sud-Est pour être " à défilement ". En 1943 les Allemands y installèrent quatre canons de 140 mm sous de puissants bunkers et commencèrent à y bâtir des casernes dont les moignons d'ossature en béton armé figurent d'inquiétantes croix ou potences lorsque les tourbillons du mistral venant du Nord prennent plein fouet la crête Est-Ouest. Laissant sur la gauche la batterie de Banc, de 1861, désormais presque simple terrassement, la visite se poursuivit vers l'Est. A l'extrémité se trouve la batterie du cap de Croix, d'origine du XVIIème siècle, longtemps délaissée jusqu'à la fin du XIXème siècle où elle est puissamment armée jusqu'à la première guerre mondiale, mais la seconde la laissa très endommagée. L'ensemble le plus impressionnant du secteur est le Lazaret, anciennement hôpital Caroline, en service jusqu'en 1948, construit de 1830 à 1898, sur les plans de Michel-Robert Penchaud, déjà architecte de prestigieuses constructions publiques de Marseille, à la fortune d'irrégulières ressources budgétaires : pavillon de direction et d'administration, puis cour avec au centre les restes de la chapelle imitant un petit temple grec porté par un fort soubassement (1824-1828), deux pavillons Ouest avec galeries restaurés ou en voie de l'être, et deux pavillons Est cruciformes, avec la chance d'y avoir rencontré M. Jean Briand, ancien universitaire, alerte octogénaire, qui est peut-être celui qui connaît le mieux le site, ayant fondé puis présidé l'Association qui l'anime.

Pourquoi " Caroline " ? Parce que l'assassinat du Duc de Berry en 1820 créa une véritable " Berrymania " : le prénom de sa femme Caroline de Bourbon-Sicile à l'hôpital, son nom à la digue Berry réunissant dans les années 1820 l'île de Ratonneau et celle de Pomègues (l'autre grande île de ce modeste archipel, sensiblement de même taille, de même forme et de même orientation), enfin le prénom de son fils posthume au port Dieudonné créé par cette digue. Dans l'axe de celle-ci, en haut, fut d'abord observé le fort de Pomègues, toujours créé vers 1600, toujours par Raymond de Bonnefons, armé épisodiquement de siècle en siècle, modernisé et doté de puissants canons dans la seconde partie du XIXème siècle, puis en 1932 poste de commandement de la Marine. Les Allemands le délaissèrent, ce qui fait qu'il présente encore une grande pureté… à ne voir que de loin car il est utilisé par T.D.F comme réémetteur de télévision, ce qui le protège… et le ferme à toute visite. Un peu plus à l'Ouest ce furent la tour de Poméguet, de 1859-1860, au milieu de l'île, avant tout ouvrage de surveillance, toujours du modèle de 1846 pour 40 hommes (mais sur ces îles c'est ce fortin qui est le mieux conservée de ce type) ; au-delà, l'ancien sémaphore de 1904 ; et enfin, à l'extrémité Sud-Ouest, les complexes batteries de Caveaux, construites à partir de 1883 seulement pour des canons de 240 mm puis de 95 mm, " chant du cygne " des ouvrages en maçonnerie classique bien visibles en pierres de taille, peu d'années avant la percée, c'est le cas de le dire, de l'obus-torpille. Des ouvrages enterrés leur succédèrent, sous voûtes d'abord, sous dalles en béton armé ensuite. Les gros canons furent transférés à Verdun en 1915, puis d'importantes modernisations furent entreprises dans les années 1930, enfin les Allemands armèrent puissamment le site jusqu'en août 1944.

Oui, vraiment cette journée aux îles du Frioul fut longue mais passionnante sur des terres escarpées loin de l'agitation de la métropole phocéenne. Une minorité des congressistes parvint à tout parcourir, mais chacun eut la sensation de tout connaître grâce à l'excellente documentation réunie par Henri Ribière et en échangeant avec les autres souvenirs et impressions sur le bateau du retour… c'est peut-être par l'ivresse de cette traversée que se noua le drame absolu : Henri Ribière et quelques autres, " oubliés " sur le quai par les autocars, obligés de se rapatrier en taxi !

Mais tout a une fin… le dimanche 28 fut le dernier jour, qui commença par la tour de Port-Saint-Louis-du-Rhône, de 1737, construite à 600 m de la mer par l'ingénieur militaire Dominique Sénez pour les Arlésiens voulant se protéger d'une invasion par le fleuve. Ses formes sont très simples : 15 m 50 de hauteur, 10 m de côté, trois niveaux, voûtes, trappes, bretèches, actuellement charmant local de l'Office de Tourisme. Au XIXème siècle il parut nécessaire de renforcer les défenses du site mais les discussions s'éternisèrent tant et si bien entre la Marine, le Génie, l'Artillerie et les Ponts et Chaussées que rien ne fut décidé… si ce n'est de disposer devant de petits canons de campagne !

Le milieu de ce dimanche fut consacré à Aigues-Mortes, création bien connue de Louis IX dit Saint-Louis en 1240, lequel s'y embarqua le 28 août 1248 pour la VIIème croisade et le 2 juillet 1270 pour la VIIIème, mais sans aller au-delà de Tunis où il mourut de la peste le 25 août. Ensuite le port s'ensabla " comme son nom l'indique ", et fut remplacé par Marseille après le rattachement de la Provence à la France en 1481. Un ascenseur, inattendu mais bienvenu, hissa les visiteurs en haut de la tour de Constance, haute 30 m plus encore au-dessus une tourelle de 11 m, en pierre de Beaucaire, avec une salle haute surmontée d'une coupole à douze nervures, prison pour femmes après la révocation de l'édit de Nantes en 1685 : certaines y séjournèrent jusqu'à 40 années pour avoir refusé d'abjurer leur religion… le prince de Beauvau les fit libérer en 1768 ; à la Révolution l'ouvrage devint un temple décadaire de la raison, puis un magasin à grains, ensuite un dépôt de sel… air connu ! De la terrasse la vue est somptueuse, tant sur la Camargue et les lointains que sur la ville blottie dans le rectangle du rempart de 1634 m de périmètre (celui-ci toutefois un peu " violet-le-ducien ", comme à Carcassonne).

Selon circulation et respect des horaires, quelques sous-groupes allèrent jusqu'au fort de Peccaïs, au milieu d'immenses salines qu'il y avait lieu de protéger, de la fin du XVIème siècle ou du début du XVIIème. Rectangle irrégulier, il est fortement dégradé par le temps et les ouvrages en béton armé réalisés par les Allemands durant la seconde guerre mondiale.

Enfin les rescapés découvrirent la citadelle de Nîmes, construite par Jean-François Ferry en 1687-1688 pour 500 soldats afin de contrôler le territoire suite à la révocation de l'édit de Nantes en 1685 (comme à Alès et à Saint-Hippolite). Elle est carrée, avec quatre bastions d'angle arrondis en haut mais pointus en bas, mis en valeur par de profonds fossés, et présente deux accès opposés, côté ville et côté campagne, chacun muni d'un pont dormant et d'un pont-levis. Les usages successifs en furent un couvent au XVIIIème siècle, une prison de 1819 à 1991 (une mutinerie en 1974 ayant provoqué l'incendie du bâtiment Nord), et depuis lors une Université pour l'installation de laquelle d'importants réaménagements ont été réalisés, modernes voire provocants (ouvertures anachroniques, ponts métalliques de ligne psychédélique…). L'aqueduc romain d'Uzès à Nîmes (49 km) via le Pont du Gard passe en dessous pour atteindre, juste à côté, le " castellum divisiorum ", célèbre château d'eau de l'antiquité, vu en sortant.

Tel est, parcourue ici en bottes de sept lieues, la suite de ces trois jours et demi de visites " poliorcétiques " dans la région de Marseille du 25 au 28 mai 2006 à l'occasion du Congrès de l'Association Vauban à Martigues le 26 mai au matin, l'ordre des visites ayant pu être différent pour certains. Comme pour bien d'autres congrès et voyages d'étude auparavant, cette nouvelle réussite est encore due à Henri Ribière, Président-Délégué, qui a bien voulu faire bénéficier le groupe de sa connaissance de la région due à trente années de séjour lorsqu'il exerçait dans l'industrie chimique a l'étang de Berre, en plus de ses bien connus talents d'organisateur, pour la complète satisfaction de cent quarante deux personnes motivées par la même passion des vielles pierres témoins multiséculaires de l'histoire militaire, c'est-à-dire de l'histoire tout court.


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